Le transport

Pour approvisionner la cidrerie en pommes, livrer en tonneaux, demi muids citerne ou en caisses, la cidrerie a toujours disposé de ses propres véhicules (Ariel Mignard les avait fait peindre en rouge pour les rendre plus visibles) et ne faisait appel à des transporteurs qu’en cas de besoin, permettant ainsi un service de livraison au meilleur coût et la reprise des emballages consignés (bouteilles et caisses).

Ariel commandait ses camions Berliet au garage Riester à Coulommiers. Les deux chauffeurs étaient Henri Hennequin dit « Riton » et Toto Mercier. Riton était une figure de la cidrerie … Entré à l’âge de 16 ans, il a connu les trois patrons (Adolphe, Ariel et Serge) jusqu’à sa retraite à 65 ans comme responsable des livraisons après avoir parcouru au volant de son camion près de 3 millions de km sans un seul accident ni accrochage alors qu’il ne fallait qu’un 1,5 million de km pour obtenir la plus haute distinction de la Prévention Routière.

Face au développent des ventes, Serge a installé un garage et en confié la direction à Dominique Ignace, qui a entretenu pendant 27 ans jusqu’à 25 camions, X camionettes, X véhicules de société et X chariots élévateurs de marque OM, incluant ceux des établissements repris ou crées comme les dépôts de Lyon (Mr et Mme Marchand) ou Nancy (Michel Folcher et Jean Pfaff).

La cidrerie a compté jusqu’à une vingtaine de chauffeurs, notamment Mr De Michelli et René Bourguignon (décédé tragiquement sur la route en revenant de livraison à Sens), puis Guy Agache, Maurice Anne, Mimile Houdrichon, Pierrot Agache, Bernard Hannequin, Maurice Bourguignon, Mr Biyak, etc …

Au fil des ans, le coût des emballages était devenu très important et la consigne représentaient d’énormes frais d’immobilisation financière (bouteilles, caisses en bois puis plastique, palettes …). En parallèle, le « verre perdu » (caisses en carton ou  caisse palettes pour les grandes surfaces) s’est progressivement imposé, tant en France que pour l’exportation. En passant du « verre consigné » au « verre perdu », la cidrerie a donc du réorganiser son service transport en faisant appel à des transporteurs et a été contrainte de se séparer d’une partie de ses chauffeurs, lesquels n’ont d’ailleurs eu aucun mal à retrouver du travail compte tenu de leur professionnalisme. Les semi-remorques de la cidrerie ont été revendus, ainsi que le camion-citerne longtemps conduit par Yves Maryé. Il ne restait pratiquement plus que des petits véhicules pour les livraisons en régional.

Commentaire de Serge Mignard.

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