Maire de Bellot

Elu maire de Bellot en 1977, j’ai eu l’honneur d’exercer cette fonction pendant 31 ans (jusqu’en 2008) et présidé l’amicale des maires du canton de Rebais à deux reprises. Ces mandats locaux m’obligeaient et je me suis toujours attaché à trouver l’équilibre entre les intérêts réciproques de la commune et de la cidrerie.

Pour la Cidrerie

Un chef d’entreprise à quelquefois des difficultés pour obtenir un rendez-vous, un maire très rarement. Devant les administrations (département, préfecture, sous-préfecture…), les services concernés par l’agriculture et l’agroalimentaire et bien sûr les élus (conseillers généraux, députés, sénateurs), le fait d’être maire ouvrait bien des portes.  Ce qui permettait, en toute légalité, de faire avancer des dossiers voire de les faire accepter, sans compter le relationnel parfois amical qui pouvait s’établir avec le temps.

Après une période de gel intense, à la mise en place de barrières de dégel qui empêchaient les camions de circulait, nous pouvions engager une concertation et trouver des solutions pour livrer à peu près normalement les clients (durée de la pose, autorisation de faire rouler des véhicules de plus faible tonnage …).

La position de maire permet également de déterminer la fiscalité, en accord avec le conseil municipal. Si la taxe professionnelle était chaque année de plus importante pour la cidrerie en valeur absolue (compte tenu de son développement), elle n’était pas plus augmentée en pourcentage que la taxe foncière (bâti et non bâti) ou la taxe d’habitation.

Pour la commune

Le montant de la taxe professionnelle représentait plus de 20% des ressources de la commune de Bellot.

La cidrerie a été pendant de longues années l’entreprise la plus importante du canton de Rebais et le premier employeur.

Grâce à la cidrerie, la commune a pu acquérir dans de bonnes conditions financières l’épicerie qui appartenait à l’Union Commerciale de Meaux Villenoy (maison à succursales multiples) et ainsi maintenir un commerce alimentaire géré par une SARL dont les parts étaient détenues par les habitants de la commune. Un emploi a été créé.

L’agence Postale a bénéficié d’un important volume de courrier, ce qui a contribué à sa pérennité (création d’un emploi à mi-temps pour la commune).

Utilisation de locaux de la cidrerie en cas de besoin (stockage, matériel, outillage …), prêts de matériel, de mobilier ou d’outillage.

Sponsorisation  d’événements organisés par le comité des fêtes avec fournitures de boissons.

Transfert de terrains et bâtiments :  lors de la fermeture de la cidrerie, j’ai obtenu de Pernod Ricard que soit cédé à la commune, pour le franc symbolique, un terrain situé près d’aire de jeux, une grande partie des bâtiments dont celui de l’ancien atelier de pressurage, les silos (transformés en parking) et la maison jouxtant la cidrerie, par la suite devenue la maison communale.

Commentaire de Serge Mignard.

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