Vos témoignages

Les preuves sont là !

Quelle somme mise magnifiquement en musique ! Est-ce un hasard ?
Je ne suis pas sûr que dans le cadre du projet de PNR de la Brie et des Deux Morin la cidrophilie ait été suffisamment mise en relief. Et pourtant, les preuves sont là !
Il est loin le temps où à Boissy-le-Châtel, j’allais avec mes parents et grands-parents ramasser les pommes à cidre dans le « potager », ancien potager du château de 2,5 ha, aux Beaunes (les Biaunes en briard), aux Carrières (près de l’actuelle salle des fêtes). Ces plantations des années 1910 ont toutes disparues, les ultimes pommiers ont été arrachés par la tempête de 1999. Le gaulage, le ramassage, les énormes tas de pommes, puis la mise dans des sacs par une petite équipe était un grand moment à l’automne. Ces souvenirs sont dans les mémoires, mais aucune, aucune photo pour témoigner. Juste ma fille, alors gamine, se souvient avoir été avec son grand-père apporter les pommes à la cidrerie de Bellot. C’était à la fin des années 1980.
Je n’ai évidemment pas travaillé à la cidrerie, où ont exercé les 3 Houdrichon sont de lointains cousins de ma mère née Houdrichon il y a 95 ans, eux originaires de Launoy de La Trétoire, comme son grand-père Jules marchand épicier à Paris qui venait voir sa famille par le train à la station de Coton, et qui a pris en photo la gare de Coton et la famille à Launoy vers 1905.
Les premières vues aériennes de Boissy-le-Châtel en 1936 montre un village zébrés de pommiers. En 1937, lorsqu’il s’est agi d’agrandir l’aérodrome de la Croix Blanche sur la route de Doue, une pétition de cultivateurs opposa la destruction irrémédiable de « 500 pommiers » ! L’aérodrome s’installa alors à Mouroux-Voisins !
La mère du colonel DOURY (sépulture restaurée) est une GAUTIER de la famille de Marthe GAUTIER, découvreuse du trisome 21 née en 1925 à Montenils, où j’ai fait apposer une plaque en 2015 lors du festival du terroir – Denis Sarazin-Charpentier.

37 ans de service

Je suis arrivée à la cidrerie en tant que secrétaire le 1er août 1957 et y ai travaillé pendant 37 ans. Mon premier jour, j’ai été accueillie par Monsieur et Madame Mignard qui m’ont immédiatement laissée seule … ils partaient en vacances pendant 2 semaines. je mes suis aussitôt retrouvée plongée dans le grand bien … ils devaient avoir confiance ! Il arrivait à Monsieur Mignard de me demander de prendre du courrier en sténo à 6 heures du matin, il fallait pouvoir être disponible en toute circonstance. En période de fabrication du cidre, je faisais des semaines pratiquement complètes (jusqu’au samedi soir) pour remplir les papiers (acquis, déchargement …). Il m’a été demandé beaucoup, mais j’ai toujours ressenti la reconnaissance d’Ariel Mignard qui ne manquait jamais de me verser une prime pendant les campagnes de pommes. – Thérèse Pailla

Beaucoup de travail

Pendant la campagne de pommes, j’ai eu des bulletins de paie avec 75 heures par semaine. Il est vrai qu’on travaillait beaucoup, mais on gagnait bien notre vie.

Ariel Mignard avait aussi l’oeil partout. Je me souviens qu’avant de partir en clientèle tout endimanché, il allait garer sa DS bleue rutilante à la scierie de Daumont et revenait vérifier si nous étions bien au travail en son absence – Jean Gallois

Le garage à la cidrerie

Je suis arrivé à la cidrerie en octobre 1968 et ai dirigé le garage pendant 26 ans. Après un emploi de mécanique générale chez mon oncle à Beton Bazoches, Serge Mignard m’a confié l’entretien des camions (un dizaine à cette époque), de trois ou quatre chariots élévateurs et des véhicules de société. Le garage étêtait d’abord installé dans l’ancienne cidrerie, avant de déménager faute den place dans l’un des hangars en demi-lune (vers 1971. Avec le développement de la cidrerie, il m’a fallu pourvoir à l’entretien des véhicules de tous les établissements du groupe (Rouen, Auffay, Gournay, Chateaurenard, Mantes la Jolie …) et des dépôts (Lyon, Nancy). Au plus fort de l’activité, le garage comptait 6 mécaniciens et assurait l’entretien de 7 semi-remorque, 27 camions, 15 véhicules utilitaires, 23 voitures et 10 chariots élévateurs (rien qu’à Bellot). Beaucoup d’heures, des dépannages la nuit, des grosses responsabilités, une grande confiance de tous … mais aussi une grande fierté pour avoir pu accompagner la cidrerie dans sa réussite. – Dominique Ignace

Cidrerie d’Auffay 76720

Mon père était chaufeur sur le site d’Auffay de 1971 à 1988. Il est donc sur la photo de groupe prise à Bellot (chaufeur avec lunette et chemise noire). Je me souviens enfant, les cadeaux de Noël de l’usine de Bellot ramenés par son collègue Léo, les jus de fruits Elit, l’odeur de l’usine d’Auffay, les cases à pommes, son camion rouge avec ses ridelles, sa tenue verte avec le logo jaune écriture rouge « cidrerie Mignard », les camions citerne énorme Giraud, les caisses en bois teintées rouge… que de souvenirs de ces belles années. Un grand merci pour la création de ce site web. Si quelqu’un possède des photos de l’usine d’Auffay ce serait sympa … de revoir cette époque. Mme Gogly et son équipe : Robert, Léo, Adrien, Maurice, Annick, Patricia et donc Jean-Pierre mon père. Bien Amicalement. – Olivier Carpentier

Impressions

Je n’ai pas travaillé à la cidrerie mais dans les années 1980, mon mari et moi gérions une entreprise de parcs et jardins. Nous entretenions entre autres des jardins de résidences secondaires de la vallée. A cet effet, en automne, et afin de ne pas « tondre » les pommes tombées au sol des vergers, nous les ramassions dans de grands bacs et les portions à la cidrerie… Ensuite seulement nous pouvions faire la dernière tonte avant hiver. – Marie-France Guignard

Impressions

En 1983, lors de mon arrivée en Seine-et-Marne, j’ai été très surprise de découvrir une cidrerie aussi importante. Nous consommions régulièrement en famille cette boisson locale. En 1995, quand l’entreprise a été fermée par le groupe Ricard nous étions inquiets pour le personnel qui devait se reconvertir. – Jocelyne Bataille.